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C HAPiiTRE UN :
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> Amour, donne-moi ta force, et cette force me sauvera. <
[ William Shakespeare ] [ Extrait de Roméo et Juliette ]
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Londres 1965, résidence Weslingher.
Le soleil disparaissait peu à peu laissant place à l'obscurité. Posée dans l'herbe devenue mouillée et laissant son esprit vagabondait sereinement, elle réfléchissait à la manière dont elle était partie; de force, et sans donné la moindre explication. Elle s'en rappelait comme si c'était hier, une journée qui avait si bien débutée, cependant il n'a fallu qu'une seule chose pour que ce plaisir soit gâché.
Elle ne devait plus penser à ça, à chaque fois c'était la même chose, dés qu'elle fuyait la réalité, ne serai-ce qu'un instant, tout son passé ressurgissait. Elle se disait « lâcheuse » , pour elle, avoir abandonnés le peu de famille qui lui restait, sa meilleure amie ainsi que son copain était d'une lâcheté sans nom. Elle se demandait des fois dans ses moments de réflexion, pourquoi elle n'était pas rester là-bas, sa vie d'avant lui manquait énormément, alors qu'ici, c'était tout l'inverse de ce qu'elle aurait espérer. Par ailleurs elle n'espérait pas grand-chose, si elle était venue ici c'était par obligation et non parce qu'elle le désirait.
Elle ne pouvait vivre sans souffrir désormais, c'était devenu une sorte de routine continuel dans sa vie banale. Absurde, peut-être, mais tellement vrai quand on y pense.
Dans ses mains se tenait une enveloppe, et dans cette enveloppe se tenait une lettre, elle ne l'avait pas encore lu, mais se doutait très fortement de sa provenence. La seule question qu'elle se posait réellement, c'était combien de fois en avait-elle reçue des pareilles. Elle tremblotait, des larmes coulaient abondamment et silencieusement sur ses joues devenue immaculée et tout cela durait depuis maintenant quelques heures. La lettre était comme figée dans sa main, sa cigarette, quant à elle, se consumait peu à peu, laissant échapper la fumée.
Cela faisait presque une heure qu'elle était rentrée. Assise sur un des nombreux sofa située dans son somptueux salon, la télévision allumée sur une chaine musicale, le son à fond et le courrier toujours à la même place. Elle hésitait, tout compte fait peut-être que ce n'était pas cette même personne .. mais elle avait comme l'intuition que c'était bel et bien quelqu'un qu'elle connaissait, dû à son écriture et le parfum que rejetait cette lettre. Sans plus chercher à comprendre le pourquoi du comment elle entreprit d'ouvrir cette fameuse lettre, ses tremblements redoublaient légèrement, mais elle réussit tant bien que mal à la sortir, elle la déplia doucement, elle redoutait le moment de la lire, mais elle le fit, délicatement elle lut des bouts de phrases.
« ne dis rien .. », « j'ai peur .. », « où es-tu ? » .. Elle ne pouvait continuer davantage, cela faisait trop mal. Elle en avait tellement reçu de ces lettres, les mêmes à chaque fois, la même écriture, les mêmes mots, la même couleur, mise à part le papier qui changeait de temps à autre. Elle voulut relire mais se sentait bien qu'il se tenait derrière elle..
- « C'est quoi ça ? » Interpella un vieille homme trapu et hideux.
- « Juste les factures, ne t'inquiète pas, personne ne sait. » Répondit-elle d'une voix distante et sans montrer aucune émotion particulière.
Toujours le même refrain, les mêmes questions à chaque lettres qu'elle recevait. De son côté c'était toujours les même réponses et cela se produisait depuis bientôt une année. Elle se leva pour se diriger vers sa chambre qui n'était qu'à un étage plus haut. Celle-ci était assez banale, simple et originale, la tapisserie était dans les tons beige ainsi qu'une touche de blanc cassé, un lit à baldaquin était présent, ainsi que plusieurs meubles placés à droite et à gauche.
Sur une des commodes de cette chambre se tenait une petite boîte et dedans des lettres, ses lettres. Elle y déposa la nouvelle et la referma puis dans la même action, elle parti vers la salle-de-bain. Une bonne douche lui ferait le plus grand bien. Étant donné que la salle-de-bain était la pièce juste à côté, elle ne mit pas moins d'une minute pour y aller. Elle fit couler l'eau, qui d'ailleurs sentait l'eau de roses, cette odeur s'échappait de partout dans la pièce, elle se dévêtit doucement, pour se retrouver en sous-vêtements et fini par tout enlevés et rentrer dans le bain. Elle posa délicatement sa tête contre le bord de la baignoire, la mousse la recouvrait entièrement; l'avantage si quelqu'un rentrait sans prévenir – ce qui était déjà arrivé. L'eau chaude lui faisait un bien fou, comme si tout ses problèmes s'évaporaient en même temps, plus rien n'existait autour d'elle, ni les soucis, ni la peine. Voilà près d'une demi-heure qu'elle se prélassait dans l'eau qui s'était, au fil des minutes, refroidie. Elle sortie et mit son peignoir. Après sa légère toilette du soir, elle s'habilla seulement de vêtements légers et se dirigea vers sa fenêtre grande ouverte, qu'elle referma mais pas entièrement. La laissant quelques peu entrouverte. L'air était doux, agréable à sentir. La douleur de ses nombreuses coupures et cicatrices; qui se trouvaient le long de ses avant-bras, - que deux ou trois bracelet cachait vaguement - se calmés. Elle alla s'asseoir sur le rebord de la fenêtre, ses longs cheveux partaient en cascade le long de son dos et quelques mèches volaient gracieusement et tombaient négligemment sur son visage. Les questions commençaient à nouveau de fuser dans sa tête. Pas une seule seconde de répit, encore et encore des questions qui resteront toujours sans réponses, enfin pour l'instant.
Un bruit de porte la sorti de ses pensées, une jeune femme – âgé d'une trentaine d'années tout au plus – venait d'entrée.
- « Excusez-moi Mademoiselle, j'ai frappée mais personne ne répondait je me suis permise d'entrer. » Articula-t-elle d'une voix suave, tout en déposant quelques vêtements sur le lit
- « Ne t'excuse pas Suéva, j'étais perdue dans mes pensées, comme d'habitude. Tu voulais quelques choses en particulier ? »
- « Oui, d'après ce que j'ai pu entendre, un jeune homme viendra vous rendre visite demain en début d'après-midi. La raison je ne saurais vous dire. » Lui expliqua-t-elle, une lueur intriguée dans le regard
- « Oh.. d'accord. Je verrais bien demain alors. Et s'il-te-plaît Éva, arrête de me dire « vous » sa fait trop femme importante et tu sais que je déteste ça. »
- « Oui, excuse..moi, c'est dans l'habitude tu sais. Bonne soirée, et repose-toi bien je pense que tu en as grand besoin. » Prononça la dénommée Suéva tout en empoignant la poignet de porte.
- « Bonne soirée à toi aussi.. Et merci pour le linge. »
Elle lui fit un simple signe de tête puis referma la porte derrière elle. Qui pouvait-bien être ce « jeune homme » dont Éva avait parlée ? Tout en se questionnant sur son identité, elle se leva doucement en refermant, cette fois-ci, entièrement la fenêtre, non sans un dernier regard vers l'horizon. La jeune fille se dirigea vers son lit soyeux que les draps rendaient doux au passage de sa main. Elle y pénétra délicatement en position du tailleur pour finir par se coucher. Avec la seule pensée qu'un jour elle les reverraient, quoi qu'il arrive.
Le lendemain.
Cela faisait près de deux heures qu'elle était réveillée, déjà prête, habillée d'une robe noire très légère avec des bretelles fines et un petit flot mettant en valeur le col en V, au bas de la robe un effet un peu évasé et un gilet pour cacher ses marques, portant avec de petits talons de la même couleur, ce qui lui allait à ravir. Ainsi maquillée d'un fin trait noir et de mascara qui faisait ressortir la couleur de ses yeux, d'une couleur noisette.
Elle était enfin sortie de sa chambre, son repère pour être juste,. Elle ne quittait pratiquement pas cette pièce, le reste de la maison était trop primitif, ancien et affreux. Elle était maintenant dans la cuisine, là où normalement elle ne devrait pas être, comme disait si bien l'homme exécrable de cette maison. C'était la pièce qui appartenait aux « domestiques » dont Suéva. La jeune femme avait appris à la connaître, elle était la seule qui ne l'avait pas jugée dès son arrivé, suite à son apparence, à la manière dont elle parlait et aux choses quotidiennes qu'elle faisait auparavant.
Elles papotaient tranquillement, comme à leurs habitudes, du moins quand elles n'étaient pas coupées par de nouveaux arrivants. Leurs conversation du jour portait sur cette mystérieuse visite...
- « Je me demande qui sa peut bien être, on ne t'a rien dit d'autre à son sujet, son nom, si il me connaissait ? » Quémanda-telle, avec insistance.
- « Je t'assure que si je savais autre chose sur lui, je t'en aurais fait part, crois-moi. J'espère que ça va bien se passer... De toute façon, je serais dans une des pièces d'à côté, je viendrais régulièrement. » Annonça Suéva une voix pleine d'assurance.
- « Il faut que je te dises une chose, quand je t'en aurais parlée, s'il te plaît, ne me demande rien, ne me dit rien, tu me dis juste si je devrais m'inquiéter ou pas.. Depuis un certain temps maintenant, je reçois de nombreuses lettres, les mêmes à chaque fois et ... »
- « Qu'est-ce que tu fais encore dans cette satanée cuisine, toi ? Ne t'avais-je pas ordonné de ne plus revenir, qu'ici était la pièce qui appartient aux domestiques ? Et de quoi parlais-tu avec elle ? » Cracha-t-il, tout en faisant des gestes de la main, pour montrait son agacement.
- « Nous parlions, voilà tout. »
Elle ne voulait pas rester ici, à faire semblant que tout aller pour le mieux, elle ne supportait plus la présence de cet homme, que ce soit ici ou ailleurs. Elle était partie en direction du salon, en repensant à ce qu'elle avait révéler à Suéva, une infime partie de ce qui se passait chaque vendredi, peut-être n'aurait-elle pas dû, mais elle était, désormais obligée de finir un jour ou l'autre ce qu'elle avait commencée, elle devait en parler à quelqu'un, pour enlever le poids qui s'était installé.
Le début d'après-midi était arrivé et bien qu'elle essayait de ne pas appréhender la visite du nouvel arrivant, rien n'y fait elle redoutait le moment, cependant elle se ressaisit tant bien que mal pour ne montrer aucune émotion particulière, le mieux à faire était de jouer double jeu, comme à son habitude.
Elle était déjà installée dans le salon, plus précisément sur l'une des méridiennes, dans les ton marron chocolat. Une tasse de thé, encore brûlante, était posé sur la table basse et son paquet de cigarette était positionner à côté. Elle lisait un mince livre broché, son préféré, prit dans la gigantesque bibliothèque qui était situé deux étages plus haut. Étant totalement plongée dans son bouquin, elle ne se rendit pas compte, de suite que des voix se faisaient entendre dans le hall. Elle se leva, plissa légèrement sa robe qui était quelques peu froissée et se dirigea là où les murmures provenaient. Tout en marchant avec une allure gracieuse et beaucoup d'élégance, cachant d'une remarquable façon, sa précipitation, sa curiosité mais aussi la peur de découvrir l'identité de cet inconnu, elle fit tout son possible pour faire disparaître la boule qui s'était former au fond de sa gorge. Elle se permit un dernier regard dans un miroir puis tourna à sa droite.
Le jeune homme était de dos, habillé élégamment d'un pantalon de smoking noir, ainsi que d'une chemise satinée blanche, avec une veste assortie au pantalon. Ses cheveux n'étaient ni courts ni longs, et d'un noir brillant. Suéva était présente ; elle posa son regard dans celui de la jeune fille, que l'élégant homme au smoking aperçut : ce qui provoqua l'arrêt brutal de Lyséa ; elle connaissait le jeune homme à qui Suéva avait ouvert la porte.
- « Bonjour Lyséa. » Railla-t-il de son habituel sourire goguenard.
- « JAYLAN ! » S'époumona-t-elle, les yeux ronds comme des soucoupes et la bouche grande ouverte.
Elle voulut continuer, lui demander ce qu'il faisait ici, comment avait-il réussi à la trouver, mais il s'était déjà avancer vers elle en la prenant dans ses bras. Ce qu'elle ressentait, à ce moment : de l'étonnement, elle rêvait c'était la seule hypothèse possible.
Qui était ce Joshua, que venait-il faire ici, qu'avait-il put faire pour laisser Lyséa dans un tel état de froideur devant sa venue ?
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Voilà pour ce premier chapitre, qui a eu du mal à venir, je dois l'avouer. Comme vous le savez tous, écrire le début est difficile. J'espère juste qu'il vous sera satisfait, en tout cas.
Je ne dirais rien sur les personnages, vous en serait plus au fil des chapitre :)
Je tiens aussi à m'excuser d'avance pour les fautes.
Si vous avez des questions, n'importe laquelle, je serais ravis de vous répondre. Je demande aussi des avis constructifs, bon comme mauvais et juste un commentaire expressif pour rester prévenu.
EDIT : Un nouveau prénom est venu s'immiscer dans ma petite tête, donc maintenant sa sera " Jaylan " et non " Joshua " dite-moi aussi votre avis :)
Lyséa Corvin as Olivia Lufkin
Suéva Galifka as Natalie Imbruglia
Jaylan Sulway as Paul Wesley
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